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Le réfectoire monastique, un des lieux communautaires majeurs du
monastère, se situe dans le bâtiment du cloître de 1726.
Si imaginer l’état du début XVIIIe ne serait que pure spéculation,
l’état dès la fin du XIXe siècle était bien connu par quelques photos
d’époque. Cette salle, au début du XXe siècle, comportait un plancher
en bois et un plafond à panneaux divisés par des profils moulurés, à
l’image d’autres plafonds de même nature, conservés dans divers lieux
du monastère. Une autre photo figurant dans la brochure de 1934 montre
toujours le même plafond mais une ordonnance de tables un peu
différente.
Avant les travaux entrepris en 2009, cette salle se présentait de bien
triste façon : plafond défraîchi, murs à la dispersion s’écaillant,
chape rouge fissurée datant du milieu du XXe siècle, éclairage à bout
de souffle et, surtout, quantité de conduites de chauffage traversant
le local dans tous les sens. Cet espace comportait quelques atouts en
sa faveur : tout d’abord des proportions générales de qualité, quelques
éléments de valeur conservés, en particulier la porte ancienne donnant
sur le cloître (peut-être une porte récupérée et antérieure à 1726) et
des boiseries basses en chêne bien conservées.
Le local annexe portant le no 017 est l’ancienne cuisine, désaffectée
depuis la création de la nouvelle cuisine en 2001. Ce local comportait
aussi nombre de conduites et gaines de ventilation inutilisées. Les
murs étaient couverts de faïences blanc crème très quelconques. Il sert
en 2009 de cafétéria et d’office pour le réfectoire.
La base du projet fut l’élimination (déviation par le sous-sol) des
conduites de chauffage, la remise en état des murs, des boiseries et du
sol, ainsi que la rénovation du plafond en s’inspirant du rythme des
panneaux visibles sur les photographies anciennes.
Au lieu de la chape colorée du XXe siècle, le sol nouveau fut fait en
parquets. L’expression du plafond, doublé par des plaques de fermacell
pour cause de protection anti-incendie, s’inspire de l’état ancien en
ce qui concerne le rythme des panneaux et la dimension des
couvre-joints.
Un éclairage moderne a remplacé les lampes anciennes désuètes et un
système de haut-parleurs fut encastré dans le nouveau plafond.
La rénovation de la distribution de chauffage et l’élimination des
équipements de l’ancienne cuisine furent une occasion de redonner à ces
locaux un caractère digne du cadre architectural du bâtiment de
l’époque baroque.
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